Publié le 12/11/2009 à 23:15 par metrocapuccinododo
Je sais que ça peut paraître très peu crédible mais j’ai un chapeau-gâteau sur la tête, je violente mon clavier en regardant des photos de moi si petite défiler sur mon cadre-photo numérique que je me demande qui c’est, j’écris complètement de traviole car j’ai un mini-chouilla abusé du vin blanc, ouhla que les touches sont rapprochées quand on a un petit coup dans le nez, mais ce n’est pas grave car aujourd’hui c’est mon anniv’ alors tant pis, que la vie est douce ! Mais comment cela se fait-il que je n’avais pas de cheveux bébé ???? Je me suis faite arnaquée ou quoi ?
Publié le 08/11/2009 à 21:55 par metrocapuccinododo

Cette semaine j’ai perdu mon goût pour la vie, impossible de le retrouver… J’ai normalement un optimisme délirant et des yeux qui rigolent, mais là un beau matin j’ai commencé à penser que passer sous un bus me ferait du bien aux cervicales . Je l’ai donc cherché dans mes réveils matinaux, mon goût pour la vie, je me suis dit que je l’avais forcément perdu là vu le mal que j’ai à me lever, ça ne réussit pas du tout à mon organisme ; comme il n’y était pas, j’ai pensé à mes couchers tardifs qui rendaient mes levers si difficiles mais mon goût pour la vie n’y était pas non plus et si je me couche tard, c’est juste que plus la nuit tombe, plus je suis en forme, comme un vampire. J’ai alors été chercher du côté des vendredi soirs : comme j’ai le bonheur intense de devoir travailler le samedi matin, je me suis dit que j’y avais forcément perdu mon goût pour la vie ici, tout comme on perd son âme en acceptant de faire quelque chose qui va à l’encontre de son éthique personnelle. Oui, c’est contre ma foi de venir bosser le samedi, ça me tue, celui qui m’a fait ça va le payer très cher mais en attendant ma terrible vengeance, je n’ai toujours pas retrouvé ce que je cherchais… J’ai bien imaginé que ça pouvait être du côté des ruines familiales que je l’avais égaré, que nenni ; sur mon long et fastidieux trajet sur la route nationale ? Non plus. Dans le frigo ? Ah, j’en ai retrouvé un bout coincé entre une boîte de Pyrénéens et des Rhinocéros en chocolat……. Et là bam ! Ce soir, en tapotant ce petit article que j’imagine ma sœur lire avec plaisir, en écrivant sur mon blog du haut de mon nouveau mini- ordinateur rose bonbon que mon Namoureux m’a offert pour mon non-anniversaire, je sens que je l’ai retrouvé, mon goût pour la vie ! Maintenant il faut juste que je trouve un truc bien solide pour l’attacher à moi…
Publié le 02/11/2009 à 01:38 par metrocapuccinododo
Cette nuit me guette l’insomnie :
Je pense à nos petits singes punks dans la forêt,
aux rues où l’on se prend les pieds,
à cette incroyable pluie,
à un hibou avec un mini zizi,
à une maison sous-marine aux cheminées bigarrées
et à une cathédrale de dessin animé…
Je pense aux champignons hallucinogènes
comme solution à mon besoin psychogène
de vivre ma vie dans un tableau
peint par le grand Picasso…
Je pense à mes gencives qui se font la malle,
et à ma pauvre Twingo bien sale,
à mes autocollants Pucca décimés,
à ma façade d’autoradio volée
maintenant on est obligé de chanter…
Je pense qu’à part l’enclume que j’ai à la place du bras
j’ai bien supporté le vaccin contre la grippe A…
Je pense qu’on est drôlement bien,
une nuit de Toussaint,
enroulée dans une couverture d’ours polaire,
à la lueur des réverbères,
avec dehors
la brume des morts…
Publié le 25/08/2009 à 23:24 par metrocapuccinododo
Publié le 25/08/2009 à 23:19 par metrocapuccinododo
Sur la route, je peux râler durant tout le trajet et comme il y a 60km aller et 60km retour, ça me laisse le temps d’évacuer ma rage.
Je peux faire des petits pics de vitesse à 120km/h entre 2 radars (ouhaou, la petite Twingo de compétition !).
Je peux me réveiller doucement et boire un café emporté sur la route dans ma fameuse tasse croco entre 2 décélérations délicatement calculées par mon amoureux au volant.
Je peux chanter « On the road again » ou autre chanson de variété tellement fort que parfois je sens mes cordes vocales frémir.
Je rentre parfois dans ma voiture après 24 heures de travail acharné en plein délire ésotérique avec un petit rire fou comme si conduire était la plus belle chose qui me soit jamais arrivée de toute ma vie.
Je dois souvent m’arrêter pour prendre de l’essence et alors je peux en profiter pour m’acheter un Kinder Bueno ; à 2, on peut carrément se faire un petit déjeuner roulant.
Pas de grève, pas d’attente sur un quai désert, ma voiture est là prête à l’emploi sur le parking sans que j’aie besoin d’agresser verbalement la dame du guichet (qui doit avoir trouvé le repos depuis que j’ai rompu avec la SNCF).
Parfois je rentre en conduisant entre les larmes et quand je suis arrivée à destination, j’ai fini de pleurnicher.
Avec la canicule sur la route il y a beaucoup d’odeurs de putréfaction comme si un troupeau entier de bisons avait été décimé par la grippe et que leurs carcasses, au lieu de reposer en paix, étaient violentées par des rongeurs carnivores ; ça sent tellement mauvais que mon amoureux a la gorge qui pique (je n’ai pas encore élucidé ce mystère…).
Parfois on peut faire les fous fous et s’arrêter à l’improviste à Buffalo Grill pour se restaurer à mi-chemin (bah oui, Long is the Road tout de même, il ne faudrait pas se dénutrir en route…).
En voiture je peux faire des grimaces à des enfants qui partent en vacances dans une voiture pleine à ras bord.
En voiture on passe 2 heures par jour, soit 10 heures par semaine et donc 40 heures par mois à faire 2400km alors je peux bien y coller des autocollants Pucca à l’intérieur si ça me plaît.
Publié le 27/07/2009 à 20:00 par metrocapuccinododo
- nourrice des bébés bisons de Buffalo Grill
- chasseuse de tornades qui aspirent des voitures et des pianos
- photographe de nuages roses et oranges
- traductrice du langage baleine pour les dauphins
- collectionneuse de pillow-lava, ces petits oreillers de lave sous-marins
- peintre de Twingo
- chorégraphe pour pingouins
- confectionneuse de bouillotes pour phoques frileux
- rédactrice du guide des meilleures séries télé avec remise du Spelling d’or
- créatrice de nœuds papillon pour bébés
- designeuse de cactus et autres plantes grasses
- créatrice de « Professeur Layton cherche la maison de Sonic the Hedgehog désespérément »
Publié le 07/07/2009 à 07:48 par metrocapuccinododo
A la demande de Moufette.......
Publié le 02/07/2009 à 23:31 par metrocapuccinododo
- une baignoire de glaçons avec un joli pingouin qui aurait un noeud papillon bleu
- un blizzard qui entre par toutes les fenêtres ouvertes
- un mister freeze qui fond délicatement sur ma langue
- un thermomètre qui affiche -20°C dans mon appartement, ma voiture, mon bureau et une température corporelle à 27°C (ça me suffit largement)
- des vêtements comportant une doublure dans laquelle je peux subtilement insérer des blocs réfrigérants
- un corps tout bleu avec des frissons qui courent dessus
- des dents qui claquent tellement que j'en ai mal aux masseters
- de la buée qui sort de ma bouche quand je respire voire même quand je ne respire pas
- un orage avec des éclairs énormes et une pluie torrentielle, moi dessous qui ressemble à un chat mouillé mais avec un grand sourire aux lèvres
Où est-ce que je pourrais dégotter un pingouin ???
Publié le 18/06/2009 à 01:27 par metrocapuccinododo

Début mai, je réalise que je n’ai pas reçu mon fameux et tant attendu avis d’impôt sur les revenus de 2008 ; bah oui, j’ai tout bien rangé mes papiers dans le portfolio couleur arc-en-ciel par rubriques (j’essaie d’y mettre le plus d’attrait possible, même si ça reste très relatif…), il n’y est pas, je suis formelle. J’attends quand même jusqu’à fin mai pour braver l’autorité parentale (« Et tes impôts, gningningnin, ça avance ? Tu y penses ? Tu ne t’y prends pas en avance ! ») et me la jouer fille cool décomplexée par rapport à ces corvées matérielles. Début juin, même en restant cool, il n’y a plus de doute, le facteur ne viendra pas me l’apporter dans ma boîte aux lettres alors que ça ne le dérange pas de m’apporter en mille exemplaires des publicités pour des pizza et des sushi ; pas très zélé, le gars. Enfin, il va falloir que je me traîne jusqu’au Trésor Public, et même si le nom pourrait faire rêver un enfant de deux ans en le laissant penser que c’est un endroit où il y aurait de l’or, des émeraudes, des diamants, des rubis dans des coffres ouverts avec écrit dessus « Allez-y, public, servez-vous », à deux ans et demi déjà on a compris toute la souffrance cachée derrière ça : IL VA FALLOIR DONNER TOUT TON TRESOR, c’est ça qui devrait être gravé sur la porte d’entrée. Quoi qu’il en soit, c’est le 17 juin matin que je me retrouve fraîchement sortie du lit à faire la queue devant le Trésor Public pour obtenir mon numéro de télédéclarant. La gentille dame qui me reçoit a l’air d’avoir le visage qui a sédimenté (beaucoup de couches de maquillage qui ne datent pas forcément d’aujourd’hui…) mais pour le coup elle semble plutôt de bonne volonté car après m’avoir annoncé à brûle-pourpoint que je m’étais trompée de Trésor Public, horreur malheur, elle résout le problème efficacement en appelant son chef qui est seul maître à bord habilité à consulter mon fichier qui vient d’ailleurs (tellement d’ailleurs que je ne sais même pas où il est…) et elle m’obtient mon sésame à sept chiffres tant désiré qu’elle écrit consciencieusement sur un bout de papier pour faire durer le suspense. Je sors émue de cette aventure en me disant que la fin va être heureuse……. Ce soir, je me mets à ma déclaration : toujours même identité civile (malheureusement pour moi, je ne suis pas une espionne), toujours célibataire, toujours pas d’enfants handicapés, déménagement dans un F2, locataire, nom du propriétaire très complexe, je compte, recompte, décompte, je valide, je signe avec mon cher numéro de télédéclarant, et là c’est le drame : « enregistré le 18 juin à 00 :07 :56 » !!!!?????!!!!!???? Le doute s’empare de moi : la date limite est le 17 juin soir jusqu’à minuit ou c’est le 18 juin soir jusqu’à minuit ? Parce que ça change tout : dans un cas j’ai le droit à ma fin heureuse, dans l’autre cas je vais payer très très cher mes 7 minutes et 56 secondes d’inattention ; dans un cas je reste insouciante, dans l’autre cas je ne serai plus jamais la même, je serai meurtrie à jamais ; dans un cas je me joue du temps, dans l’autre cas on se joue de moi. C’est quand même très litigieux ce minuit : à minuit, je suis désolée mais on change de jour, à quel moment précis bascule-t-on du 17 au 18 juin ? A 00 :00 :00, est-on encore le 17 ou est-on déjà le 18 juin ? Pourtant rien n’a changé autour de moi, je suis la même sur mon canapé, alors on dirait bien qu’il se pourrait qu’il y ait de l’injustice dans l’air. Je vous laisse, je vais déposer une offrande au Dieu TP et faire une petite danse ultra-temporelle et s’il vous plaît, si vous croisez mon père, ne lui dites rien…..
Publié le 10/06/2009 à 17:53 par metrocapuccinododo
Je finissais mes devoirs de maths pour ma première heure de cours dans le bus qui me menait au collège avec un cahier sous le bras, une calculette sous l'autre et un stylo dans la bouche en priant pour que le chauffeur ne prenne pas les virages trop serrés ; j'apprenais par coeur mes leçons d'histoire-géo une demi-heure avant le contrôle pour exercer ma mémoire immédiate (d'où certaines lacunes) ; j'écrivais encore sur ma feuille quand la prof était en train de la ramasser et je ne m'arrêtais que quand elle finissait par me chatouiller sous les aisselles pour me faire lâcher prise (j'aurais dû porter plainte à l'époque) ; je finissais mes dissertations de philosophie dont le sujet était donné trois semaines à l'avance......pendant ledit cours de philosophie sous le sourire du prof qui le prenait de manière philosophique (bien obligé !) ; alors finalement il me paraît bien normal de ne toujours pas avoir fini ma présentation à faire pour demain. Comme d'habitude, plan en 5 parties :
1°) ça va, j'ai bien le temps, je ne vais pas commencer à m'y prendre dès maintenant, sinon où va-t-on ? ça commence comme ça et après on devient quelqu'un de prévisible et ennuyeux qui s'achète une pierre tombale
2°) J-4, l'échéance devient concrète, je commence à réfléchitoter un petit peu et me dis qu'au rythme où vont les choses (mais quelles choses ???), demain c'est fini
3°) J-3, je réalise que ce que j'ai fait la veille, c'est du flan, que j'ai carrément sous-évalué la problématique et que je me suis montrée bien trop utopiste, il me manque des documents pour mener à bien ma mission, je tâche de me ressaisir et de prévoir un plan d'action, ça me prend la journée
4°) J-2, la journée du pétage de plomb, je suis à la limite de l'hospitalisation en psychiatrie, je ne ressemble plus à rien, je ne suis plus qu'un nerf à vif sur pattes hurlant en courant en rond "c'est foutu ! c'est foutu ! c'est foutu !"
5°) J-1, la situation est désespérée, tout est maintenant possible : je vais m'y mettre sereinement, c'est dans les délais les plus brefs que je me révèle
Conclusion (puisqu'il en faut toujours une dans la vie) : la prochaine fois, je commence directement à J-1 !
Bon allez, je vais peut-être m'y mettre..... quoi que, si on compte aussi toute la nuit, j'ai encore le temps, je suis même encore un peu en avance, non ?